
Biodiversité, Espace et Fraîcheur à Paris
Paris, France
Description: Proposition de pelouses libres à Paris pour un nouvel usage de l’espace public et un rafraîchissement de la ville.
Statut: Projet de recherche de l’agence Djao-Rakitine
Période: Depuis 2018
Equipe Djao-Rakitine: Irène Djao-Rakitine, Amélia Chevée, Jitka Benesova

Les Berges de Seine pourtant étroites attirent chaque jour des milliers de visiteurs (parisiens, touristes, etc.) attirés par l'espace ouvert du fleuve et la vitalité de l'eau. Notre proposition de ponton engazonné augmente la surface praticable et végétalisée des berges et développe le potentiel d'usage en connexion avec l'eau.

Ce module flottant offre un nouvel espace vert accessible sur les Berges de Seine. Son format lui permet d’être installé sur différents sites.

Sur les quais du Bassin de la Villette, les surfaces minérales ont été remplacées par de vastes pelouses, offrant une large surface perméable, support de biodiversité.

Notre proposition pour l'île aux Cygnes permet d'augmenter la surface accessible de l'île jusqu'ici très étroite en créant de nouvelles pelouses sur des structures amovibles. Ces nouveaux espaces deviennent un lieu idéal pour se détendre et profiter de l'eau et de l'air du fleuve en plein centre de la ville.

Nous proposons un nouvel espace vert majeur dans le centre de Paris en végétalisant la place de la Concorde. Le projet participe a rétablir la continuité est-ouest entre les Jardins des Champs Élysées et le Jardin des Tuileries, redessinant ainsi la symétrie historique de la place. En savoir plus sur la Concorde Végétale.

Créer des espaces plantés dans un quartier aussi densément construit et perméable que la Défense réduit significativement la chaleur urbaine, extrême durant les mois d'été.

Alors que le projet de transformation du périphérique en boulevard urbain se met en place, notre proposition est d'installer de simples mais larges plateaux de pelouse générant ainsi de nouveaux espaces verts ainsi qu'une membrane absorbant une partie des pollutions générées par la dense circulation des véhicules à pétrole.

Le recouvrement des voies ferrées par une structure légère et engazonnée offre un nouvel espace vert indispensable au quartier et à la ville; un espace libre et flexible connectant ici le square des Batignoles à la gare Saint-Lazare.

Une toiture plantée est anecdotique à sa seule échelle. 1000 toitures plantées constituent un nouveau réseau écologique participant significativement à l'augmentation de la biodiversité en ville.

La création d'une pelouse sur les toitures des parking enterrés en face de la Maison de la Radio propose un nouvel espace public proche de la Seine et participe à l’augmentation de la biodiversité. Un minimum d'investissement pour un maximum d'effet et de bien-être.
Une grande partie des espaces publics parisiens ne correspondent plus ni aux besoins actuels des parisiens, ni aux contraintes climatiques de plus en plus extrêmes.La plupart des surfaces dites libres sont en effet soit minérales, soit interdites au public (cf les fameuses «pelouses interdites»). Minérales, elles amplifient le problème de gestion des eaux pluviales, d’augmentation de la température ambiante en ville, de pollution sonore et d’appauvrissement de la biodiversité. Interdites, ces surfaces restent décoratives.
Notre projet s’inspire des parcs londoniens dont la typologie de base est une pelouse ou «field» encadrée par des allées d’arbres. Cette simple typologie possède une flexibilité d’usage maximale (repos, pique-nique, terrain de sport temporaire, espace d’événements, etc.).
C’est aussi un outil écologique et environnemental majeur. L’engazonnement permet d’abaisser la température ambiante, en particulier pendant les mois chauds de l’année. La pelouse riche augmente la biodiversité. Drainante, la pelouse sèche rapidement après la pluie. Elle filtre et réduit les eaux de ruissellement. Elle filtre l’air (particules de poussières etc) et le purifie (absorbe le CO2, l’assimile et libère de l’oxygène). Elle réduit les nuisances sonores en absorbant le bruit au lieu de l’amplifier.
Nous proposons de répandre la typologie de la pelouse libre à Paris.
"A City’s Surface Reflects Its Inequities", écrit par Akiva Blander, dans Metropolis Mag.
Toutes les images sont © Djao-Rakitine, sauf indication contraire.

